24.12.2007
Au bord de l'eau, 21/11/2007
Temps perdu d'avance à collecter les souvenirs quand la prière émonderait les passions. Obsessions de mort et de honte mêlées. Mauvais plis de la mémoire que l'on ne sait pas défroisser. Mais la lumière, elle, peut-elle tout repasser, tout remettre à plat, tel une chemise blanche, immaculée, pour le dimanche éternel de l'âme ?
Joie d'aimer son prochain. Joie du temps qui passe. Joie de l'instant présent. Joie du soleil automnal et de l'hiver qui vient. Joie de la douceur d'un jour. Joie de la nature apaisée. Joie d'être, juste là : vivant. Joie du cycle rassurant des saisons dans la cosmique prison. Joie de l'infinie création. Joie d'être soi, Joie.
Ecrire, aimer, beautés qui chantent. Cueillir l'aubade d'un silence.
La croix sainte gît dans le cœur sans borne. La solitude ainée vient d'avant l'entre-tombes.
Mourrance et mouritude. Mouroir et mourillons. Mourir et m'ouvrir ? "Si mort a mors Duchesse, noble Dame..."
Le panthéisme n'est plus car la Nature dépérit dans le désert des consciences hallucinées.
Corps de vertu, corps de silence, corps de joie brûlée, par-dessus l'errance. Nous sommes dans la bourrasque un cœur pétri d'argile qui cherche l'eau du ciel.
J'aime l'onde sauvage qui bruit autour de moi.
00:15 Publié dans Poésie, Vie intérieure | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note


Commentaires
S'éloigner, prendre le pouls du silence, atteindre le rebord du monde...
Voilà ce que ton texte me délivre.
Si ce n'est pas ton propre ressenti celà n'a pas bien grande importance.
Très beau.
Ecrit par : Cribas | 24.12.2007
S'éloigner, prendre le pouls du silence, atteindre le rebord du monde...
Voilà ce que ton texte me délivre.
Si ce n'est pas ton propre ressenti celà n'a pas bien grande importance.
Très beau.
Ecrit par : Cribas | 24.12.2007
Texte annonciateur de bouleversement intérieurs. Beau et émouvant.
Ecrit par : ariaga | 26.12.2007
Merci aux deux fidèles qui sont passés par là.
Cribas, merci pour tes mots qui tombent souvent si juste, tels la flèche lancée par un maître du Kyudo, qui sait et ose tirer à l'aveugle pour atteindre son coeur de cible.
Ariaga, merci pour ton accompagnement avisé, affectueux et persévérant.
Ecrit par : Arianil | 27.12.2007
Enfin tu es revenu avec un texte plein de souvenirs passés, d'allégresse, de joie simple retrouvée. Je te souhaite une bonne fin d'année !
Ecrit par : elisabeth | 29.12.2007
Tiens tiens... Lisons la suite... ;)
Ecrit par : joruri | 10.01.2008
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