01.12.2009

Au bout du tombeau... la lumière

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Allée couverte du Mougau-Bihan dans les Monts d'Arrée

30.10.2007

Télé-visions

    Journées denses et nuit grandissantes. Plus disponible pour la petite lucarne qu'à l'accoutumée.
    Vu "le Grand Silence" hier après l'émouvante série "Carol" la semaine dernière. Arte vire-t-elle catho ? Entretemps, le sorcier Harry était de retour ; nous avons tous (?) un Potter dans notre arrière-cœur. La pensée magique n'est pas primitive, mais primale, reliée aux énergies de vie et de sens présentes lors de notre venue au monde.
    Ce soir, avec Ali Baba (sauce TF1), le tapis volant succède au balai. Loin du réel sanglant de l'actualité. Parfois l'imaginaire fuit le monde pour mieux lui survivre...

20.09.2007

Pêcheur d'étoile

    On a fait le tour de nos miracles. Et puis les recettes sont usées ou bien est-ce la foi qui est devenue tiède ?
    Méfiance, toujours le doute, juste récompense des erreurs et des farces diablotines endurées.
    Parfois, le vieux réflexe religieux plonge dans la dévotion extérieure, la peur et le désarroi aidant.
    Sans oublier cet orgueil prométhéen qui ne veut pas courber la tête, cette nuque raide de la conscience, qu'en bon occidental cartésien je chéris tant.
    Au risque même d'oublier les leçons gnostiques des grands anciens, de les traiter de fables parmi d'autres, demeure l'énigme d'exister, celle commune à tous les vrais athées qui ne remplacent pas le dieu mort par quelque autre postiche politique ou philosophique.
    Parce que cette énigme est un mystère, le mystère ultime et premier de ce pourquoi je suis là à taper ces lignes pour comprendre, l'alpha et l'omega de toute chose et de moi-même vaut bien une messe intime et récurrente.
    Et si toute autre forme de culte n'était qu'idolâtrie, dès lors que je sais prier ce qui en moi est en deçà et au delà de moi, la source de la source, la mère de toutes les vierges, le père de tous les premiers nés. C'est l'Un dans l'autre, c'est Dieu en moi — et le vice versa, comme dirait le diable ? — mais le bifide a beau dire, le mystère est inaltérable, insoluble dans la dialectique.

    Que faire avec nos manques, émotionnels, sensuels, sexuels, spirituels, veniels, charnels, éternels ? Vivre avec, en les éprouvant droit devant, les dieux dans les yeux, à la limite de l'enstase et de l'extase, quand le corps prend sa part du mystère effleuré.
    Comme un vent qui traverse le champ de l'être ici-bas, les nerfs sismographes frissonnent sous l'approche de la Surlumière.
    Tremble carcasse, sous la douche de la conscience éclairée, quand je vibre de mes fibres assoiffées de ce réel nucléaire.

    L'archétype de ma raison d'être parfume le souffle suspendu. Les mains de l'ange saisissent la fleur de ma joie, et je peux de nouveau croire en ma bonne étoile. Chaos, ténèbres et souffrances innombrables n'y peuvent rien.
    En cet instant, je suis sauvé.

24.07.2007

Résistance

Entente ferme au sang qui coule
Et pacte sourd aux âmes en larmes
L'armée des rats berne les foules
Nourries d'espoirs mortes d'alarmes

Araignée chante ta chanson
Paris soumise aux cœurs de fer
Puis sacralise au Panthéon
La pourriture des solitaires

Et dans le chaos des sirènes
Qui divinisent les éons
Les chants perdus des humains prennent
Les dieux absents pour des fanions

Partout sur les ondes avides
Ou dans les salons bien-pensants
La gente murine nous guide
Nourrie du sang des morts-vivants

Dans le fond brumeux des tavernes
Dans l'ombre intime des prisons
Dans le silence d'une caverne
Dans une église en oraison

Malgré l'engeance des beaux esprits
Briseurs de rêves déviants
S'égrène encore le chant fourmi
Du Dieu caché qui nous attend