28.12.2009

Nouvelles du front

great eleusis relief.jpgRechercher dans la ténèbre la clé d'or est une gageure.
Palper l'ombre des spectres est plus probable . Caresser l'ego dans le sens du râle ; tout s'affronte mais nous demeurons vides en nos mains crispées sur le néant de nos singeries savantes. Monde étonnant aux milliards d'humains vibrants, aux révolutions fumantes des astrales dévotions. Le prêt-à-porter de la bombe humaine est disponible au Nigéria (ou bien est-ce au Yemen ?) tandis que mon père vit l'enfer quotidien d'une existence amère et douloureuse, navré d'amour blessé, perdu, jamais trouvé. Vieillard n'ayant pas accouché son enfant de lumière. Et moi dans mon fauteuil bleu roi-mage, je zappe entre les lignes cathodiques et reprends le fil de ma lecture : la Sophia, déesse égarée, cherche son Dionysos salvateur. Creuse encore ton centre, ô mon âme acheminée. Tourne ta corolle vers l'intime ultime. L'absolu sinon rien.

27.01.2008

Algèbre noétique

La conscience de mon ignorance croît au carré de ma connaissance.

09.10.2007

Court sommeil contre fragments d'éveil

    Peu dormi la semaine passée (je veillais tard) mais cela favorise un sommeil plus concentré et réparateur, avec des rêves marquants au matin.
    Les instants de conscience pure, où s'approche la racine du réel, sont plus fréquents. Consolation de l'âge : ce qui était vertigineux, insaisissable dans la jeunesse, tel un angle mort, un point aveugle de la conscience, devient perceptible à la dérobée d'un éclair de lucidité.
    Travail entre cette lucidité (le noyau), l'égo qui reconstruit sa coque autour, et l'espace animique intermédiaire qui nourrit et relie les deux. Je retrouve le chemin de la nudité de l'enfant tombé du ciel, jeté au monde, ahuri d'être là. La lumière froide d'être ici-bas n'est tolérable que dans la clarté d'amour qui réchauffe et donne sens. La résilience dont se gargarisent tous les ex-malheureux qui ont réussi à fructifier sur leurs lignes de fractures, cette résilience est possible dans la vérité accouchée de soi dans l'existence. Vieillir vers la tombe est aussi le chant libre qui retrouve son hymne après s'être égaré, soûlé de ses reflets mondains, puis dégrisé et bientôt revenu à la transparence originelle. Bref, je décante.